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	<title>History - Data Of Africa</title>
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	<title>History - Data Of Africa</title>
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		<title>Autonomie politique et indépendances</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 12:20:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The most general characteristic of the continent is that its economy and exports are based on extractive industries.</p>
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			<p style="text-align: justify;">Même si l&rsquo;Éthiopie ne fut jamais colonisée et malgré des indépendances précoces (le Liberia en 1847 et l&rsquo;Union d&rsquo;Afrique du Sud en 1910), les prémices de l&rsquo;émancipation de l&rsquo;Afrique remontent à la Première Guerre Mondiale.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les Européens, ce conflit est l&rsquo;occasion de côtoyer des « frères d&rsquo;armes » africains (plus d&rsquo;un million d&rsquo;Africains sont mobilisés), ce qui change leur regard sur eux. Le tirailleur sénégalais et le tirailleur algérien voisinent avec le poilu dans le livre des images d&rsquo;Épinal militaires françaises. Pour les Africains, la guerre permet de rompre avec le rapport déséquilibré du colonisé à son « maître », à tel point, par exemple, qu&rsquo;en « Guinée, le retour des anciens combattants fut le prélude de grèves, d’émeutes dans les camps de démobilisation et d’une contestation de l’autorité des chefs. » Le traité de Versailles de 1919 dépouille l&rsquo;Allemagne de ses colonies, que les vainqueurs se partagent, ce qui trace à peu près les frontières de l&rsquo;Afrique actuelle. Le sentiment anticolonial continue à se développer en Afrique après la guerre, ainsi que, modestement, dans les pays occidentaux. Le président américain Woodrow Wilson, dans son programme de paix (les Quatorze points de Wilson), rédigé en amont de la conférence de paix de Paris (1919), mentionne explicitement l&rsquo;auto-détermination des peuples, ce qui inspire et légitime les mouvements anticolonialistes et nationalistes africains. Ces mouvements se font entendre, comme le Wafd, délégation égyptienne qui souhaite participer à la conférence de Paris pour y plaider l&rsquo;indépendance de l&rsquo;Égypte et dont les membres sont déportés par les autorités anglaises. Certains obtiennent d&rsquo;être entendus par la Société des Nations, tel le National Congress of British West Africa, mouvement indépendantiste de la Gold Coast (actuel Ghana), représenté par J. E. Casely Hayford, qui obtient une audition internationale au début des années 1920. Dans le prolongement, les années 1930 voient la montée des formes de résistance et de syndicalisation qui déboucheront ultérieurement sur les indépendances. Cependant, dans le même temps, en 1931, en France, s&rsquo;organise l&rsquo;exposition coloniale, symbole de l&rsquo;unité de la « plus grande France », faisant suite à la British Empire Exhibition de 1924. À cette époque, à l&rsquo;instar de la France, les métropoles ne sont pas prêtes à se détacher de leurs colonies. Les empires ont permis de gagner la guerre, grâce aux hommes, mobilisés de force, et aux ressources, réquisitionnées pour alimenter les mères-patries. En 1935, l&rsquo;Italie fasciste décide même d&rsquo;envahir l&rsquo;Éthiopie, où elle se maintient jusqu&rsquo;en 1941, faisant preuve de persistance dans l&rsquo;idéologie colonialiste.</p>
<p style="text-align: justify;">La Seconde Guerre Mondiale est un tournant crucial. Durant le conflit, les « coloniaux » s&rsquo;illustrent à nouveau sur les champs de bataille, mobilisés par centaines de milliers, essentiellement par la France et l&rsquo;Angleterre. En août 1941, Winston Churchill et Franklin D. Roosevelt, signent la Charte de l&rsquo;Atlantique, laquelle préfigure la Charte des Nations unies (1945) ; ce faisant, « ils signaient du même coup l’arrêt de mort, pour le restant du XXe siècle de l’idée de légitimité du colonialisme. » L&rsquo;évolution des modes de pensée consécutive à la guerre tend à rendre insupportable l&rsquo;idée même du colonialisme : « La raison même d’être de la guerre, lutte contre la tyrannie et la conquête, semblait condamner le colonialisme. » L&rsquo;année 1945, fin de la guerre, est aussi la date du congrès panafricain de Manchester, qui marque le début du panafricanisme militant. L&rsquo;après-guerre voit des élites africaines, formées aux États-Unis ou en Europe (Julius Nyerere, Jomo Kenyatta, Kwame Nkrumah, Nnamdi Azikiwe…), prendre en main la contestation du modèle colonial, dénoncé comme étant au service exclusif des Blancs.</p>
<h3><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-36 alignnone" src="https://dataofafrica.com/wp-content/uploads/2025/06/political-autonomy-and-independence.png" alt="Political autonomy and independence" width="1000" height="667" /></h3>
<p style="text-align: justify;">Des partis politiques sont créés, tels le Convention People&rsquo;s Party (Gold Coast ou Côte-de-l&rsquo;Or, actuel Ghana, 1949), le Rassemblement démocratique africain (fédération de partis politiques des colonies françaises, 1947) … dont les dirigeants seront les principaux hommes politiques des futurs États indépendants. Les revendications d&rsquo;après la Seconde Guerre mondiale sont plus affirmées : les « mouvements, qui réclamaient auparavant un plus grand rôle dans l’administration, en viennent à exiger les rênes du pouvoir. »</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;après-Seconde Guerre mondiale est aussi le moment où le monde voit les centres de pouvoir se déporter nettement de l&rsquo;Europe vers les États-Unis et l&rsquo;URSS. Succédant à la SDN, « l&rsquo;O.N.U. devint ainsi la tribune de l&rsquo;anticolonialisme militant. » La tonalité anticoloniale de sa charte dérive de l&rsquo;influence de l&rsquo;URSS, alors qu&rsquo;aucun pays européen n&rsquo;est, à ce moment, sur la même ligne politique. Au contraire, les puissances coloniales se raidissent, effrayées, dans le contexte de la guerre froide, par une possible « subversion communiste » (sic), et elles répriment violemment toutes les manifestations politiques (par exemple, l&rsquo;insurrection malgache de 1947 ou celle du Kenya dans les années 1950). Les États-Unis, pour leur part, encouragent discrètement les mouvements indépendantistes, à condition qu&rsquo;ils n&rsquo;aient pas partie liée avec le communisme. L&rsquo;URSS soutient elle aussi les mouvements indépendantistes, en lutte contre « l&rsquo;Impérialisme, stade suprême du capitalisme ».</p>
<h4><strong><u>Pour plus d’informations :</u></strong></h4>
<ul>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Afrique">https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Afrique</a></li>
<li><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Africa">https://en.wikipedia.org/wiki/Africa</a></li>
<li><a href="https://africacenter.org/">https://africacenter.org/</a></li>
<li><a href="https://journals.openedition.org/etudesafricaines/">https://journals.openedition.org/etudesafricaines/</a></li>
<li><a href="https://etudes-africaines.cnrs.fr/">https://etudes-africaines.cnrs.fr/</a></li>
<li><a href="https://journals.openedition.org/etudesafricaines/">https://journals.openedition.org/etudesafricaines/</a></li>
<li><a href="https://www.afdb.org/fr/documents-publications/economic-perspectives-en-afrique-2024">https://www.afdb.org/fr/documents-publications/economic-perspectives-en-afrique-2024</a></li>
</ul>

		</div>
	</div>
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			</item>
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		<title>Afrique postcoloniale contemporaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2025 11:55:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[History]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The most general characteristic of the continent is that its economy and exports are based on extractive industries.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div class="wpb-content-wrapper"><div class="vc_row wpb_row vc_row_70687807 vc_row-fluid penci-pb-row"><div class="wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12 penci-col-12"><div class="vc_column-inner wpb_column vc_column_container vc_col-sm-12 penci-col-12 "><div class="wpb_wrapper">
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			<p style="text-align: justify;">Les nouveaux États indépendants ont des tâches urgentes à accomplir ; ne voulant pas se lancer dans une recomposition aventureuse, ils décident de conserver les frontières coloniales que l&rsquo;OUA, nouvellement créée, décrète intangibles en 1963. Ils font de même avec la langue du colonisateur, idiome commun à des citoyens aux parlers nombreux. La situation diffère cependant en Afrique du Nord, où l&rsquo;arabe reprend le pas sur la langue du colon ainsi qu&rsquo;en Afrique de l&rsquo;Est où le swahili l&#8217;emporte.</p>
<h3><img decoding="async" class="size-full wp-image-36 alignnone" src="https://dataofafrica.com/wp-content/uploads/2025/06/Contemporary-post-colonial-africa.png" alt="Contemporary post-colonial africa" width="800" height="667" /></h3>
<p>Carte des États d&rsquo;Afrique.</p>
<p style="text-align: justify;">Les frontières font fi des réalités ethniques et géographiques du continent. L&rsquo;unité nationale des nouveaux États ne peut donc pas se fonder sur une base ethnoculturelle ou une histoire commune, elle doit plutôt se baser sur des considérations politiques et économiques, constitutives d&rsquo;un projet commun. Beaucoup de ces pays prennent, de ce fait, le chemin du parti unique, voire de la dictature, les héros de l&rsquo;indépendance se transformant en despotes tels Sékou Touré, Léopold Sédar Senghor, Léon Mba, Fulbert Youlou, parfois à la suite de putschs comme Gnassingbé Eyadema et Mobutu Sese Seko par exemple ; il s’agit d&rsquo;imposer à marche forcée une unité à des nations qui en sont dépourvues à l&rsquo;origine. L&rsquo;idéologie sert ainsi de vecteur. Certains adoptent une voie « socialiste » ou « marxiste-léniniste », comme l&rsquo;Algérie, la Tanzanie, le Sénégal, la Guinée, le Mozambique… et les diverses républiques populaires, du Congo, du Bénin… Ailleurs, c&rsquo;est la religion qui sert à souder l&rsquo;unité nationale comme en république islamique de Mauritanie.</p>
<h3><img decoding="async" class="size-full wp-image-36 alignleft" src="https://dataofafrica.com/wp-content/uploads/2025/06/Contemporary-post-colonial-africa-01.png" alt="Contemporary post-colonial africa" width="400" height="667" /></h3>
<p style="text-align: justify;">Politiquement, l&rsquo;idéologie panafricaine, qui inspirait les mouvements de libération en tant que principe unificateur de lutte contre les puissances coloniales, décline après les indépendances malgré la création de l&rsquo;OUA en 1963. Par ailleurs, dès 1955, l&rsquo;Afrique était représentée à la conférence de Bandung, fondatrice du mouvement des non-alignés et base de la naissance du concept de tiers monde. L’«imaginaire identitaire» africain se construit ainsi de manière composite, entre panafricanisme et volonté d&rsquo;échapper à la logique des blocs de la guerre froide (non-alignement).</p>
<p style="text-align: justify;">Les nouveaux États ne sont cependant pas débarrassés des structures économiques héritées de la colonisation et les liens avec les métropoles ne sont pas rompus. Beaucoup sont signataires d&rsquo;accords politiques, économiques et militaires, parfois secrets, qui les lient aux anciennes métropoles et la majeure partie des anciennes colonies du Royaume-Uni rejoint le Commonwealth. Les anciennes métropoles entendent conserver ainsi une position privilégiée en échange d&rsquo;assistance technique et d&rsquo;aide au développement. De fait, l&rsquo;immédiat après indépendance est une période dite de « néocolonialisme », concept clé des relations nord-sud à cette époque : les Européens, mais aussi les États-Unis, l&rsquo;Union soviétique, Cuba, la Chine…, protagonistes de la guerre froide, s&rsquo;ingèrent largement dans la politique et dans l&rsquo;économie du continent.</p>
<h3><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-36 alignright" src="https://dataofafrica.com/wp-content/uploads/2025/06/Contemporary-post-colonial-africa-02.png" alt="Contemporary post-colonial africa" width="400" height="667" /></h3>
<p style="text-align: justify;">Entre 1960 et 1980, le PIB des pays africains triple sans pour autant que les conditions de vie des Africains ne s’améliorent sensiblement. La gestion de l&rsquo;économie, qu&rsquo;elle s&rsquo;appuie sur une idéologie libérale ou socialiste, ne permet pas de « décoloniser » le tissu productif des nouveaux États. L&rsquo;agriculture de subsistance continue à cohabiter avec l&rsquo;agriculture de rente destinée à l&rsquo;exportation, et les matières premières sont massivement exportées, sans produire de valeur ajoutée locale. Les débouchés se trouvent dans les pays développés qui, dans le contexte des « Trente Glorieuses », ont besoin des ressources du continent pour nourrir leur croissance. Le continent s&rsquo;endette massivement durant les années 1970 — à cette époque, les États africains sont considérés comme solvables grâce à la hausse des cours des matières premières et aux faibles taux d&rsquo;intérêt—, auprès des banques qui recyclent ainsi leurs liquidités en eurodollars puis pétrodollars. Les investissements sont pharaoniques et comprennent quelques éléphants blancs ; le montant de la dette atteint près du quart du PIB africain en 1980.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais, alors que depuis les indépendances les recettes d&rsquo;exportation croissaient, « entre 1979 et 1982 les prix des principales exportations africaines retombent, en termes réels, à leur plus bas niveau depuis 1950. » Simultanément, les taux d&rsquo;intérêt augmentent de manière « vertigineuse ». Les recettes d&rsquo;exportation baissent, les taux d&rsquo;intérêt grimpent ; prise ainsi dans un effet de ciseaux, l&rsquo;Afrique s’engage dans une spirale de crise. Les possibilités d&rsquo;investissement décroissent drastiquement, les déficits budgétaires se creusent et la dette devient un boulet financier. En 1990, elle représente 106,1 % du PNB en Afrique subsaharienne et de 52 % (Algérie) à 126 % (Égypte) en Afrique du Nord. Il n&rsquo;y a plus d&rsquo;argent pour les projets et l&rsquo;aide publique au développement sert avant tout à soulager les banques occidentales de leurs créances devenues douteuses. Les bailleurs de fonds internationaux (le FMI et la Banque mondiale essentiellement) accordent des prêts en les conditionnant à la mise en œuvre de politiques d&rsquo;ajustements structurels visant à réformer l&rsquo;ensemble de l&rsquo;économie des pays ou, au minimum, des secteurs entiers (énergie, éducation), ce qui en modifie profondément le fonctionnement. Inspiré par une pensée économique libérale, l&rsquo;ajustement structurel consiste notamment à privatiser, le plus souvent au profit d&rsquo;entreprises étrangères, des pans entiers de l&rsquo;économie, à lever les barrières aux échanges commerciaux, à réduire le poids de l&rsquo;État y compris les aides aux plus défavorisés. En 1992, presque tous les pays du continent sont concernés par l&rsquo;ajustement structurel. Au regard des critères libéraux, l&rsquo;économie s&rsquo;en trouvera assainie, mais il faudra plus de vingt ans pour cela et le bilan social en est « terrifiant »: chômage, mise à mal des systèmes de santé et d&rsquo;éducation, accroissement des inégalités … Politiquement, les pays sont soutenus même lorsque leurs fondements démocratiques ne sont pas en place, confortant de facto des régimes autoritaires ou des démocraties imparfaites.</p>
<p style="text-align: justify;">Au début des années 1990, à la suite de la chute du mur de Berlin, les aspirations démocratiques du continent s&rsquo;amplifient. C&rsquo;est la période du discours de La Baule, des « conférences nationales » en Afrique francophone — qui instaurent, notamment, le multipartisme —, de la fin de l&rsquo;apartheid, de l&rsquo;indépendance de la Namibie et de l&rsquo;Érythrée. La démocratie ne progresse cependant pas massivement dans un contexte de tensions ethniques et régionalistes et de conflits armés. Cela fait qu&rsquo;encore aujourd&rsquo;hui le continent présente un visage contrasté, « les jeunes démocraties cohabitant avec les tyrans sanguinaires ».</p>
<p style="text-align: justify;">D&rsquo;un point de vue économique, profitant d&rsquo;un retournement de cycle, la dette des pays d&rsquo;Afrique subsaharienne baisse de moitié en quinze ans et redescend à un niveau plus soutenable, passant de 85 % en 2000 à 40 % du PIB à la fin des années 2010. La croissance économique du continent est soutenue depuis le début du XXIe siècle, aux alentours de 5 % par an pour la production réelle et de 4 % pour le PIB.</p>
<h4><strong><u>Pour plus d’informations :</u></strong></h4>
<ul>
<li><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Afrique">https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Afrique</a></li>
<li><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Africa">https://en.wikipedia.org/wiki/Africa</a></li>
<li><a href="https://africacenter.org/">https://africacenter.org/</a></li>
<li><a href="https://journals.openedition.org/etudesafricaines/">https://journals.openedition.org/etudesafricaines/</a></li>
<li><a href="https://etudes-africaines.cnrs.fr/">https://etudes-africaines.cnrs.fr/</a></li>
<li><a href="https://journals.openedition.org/etudesafricaines/">https://journals.openedition.org/etudesafricaines/</a></li>
<li><a href="https://www.afdb.org/fr/documents-publications/economic-perspectives-en-afrique-2024">https://www.afdb.org/fr/documents-publications/economic-perspectives-en-afrique-2024</a></li>
</ul>
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<div class="gtx-trans-icon"></div>
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